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Papier d'angle

Google s’offre Motorola : la guerre des brevets fait rage

Cela n’aura échappé à personne : Google vient de faire l’une des plus grosses acquisitions de l’histoire. C’est le 15 Août, alors que la France somnole doucement sur un transat, que la firme achète Motorola pour la somme de 12,7 milliards de dollars, soit 8,7 milliards d’euros, scotchant Microsoft au poteau.  L’achat de Motorola n’est certes pas sans arrières pensées, et Google ne les cache pas. Entre guerre des brevets et guerre des constructeurs,  certaines batailles ne souffrent pas la crise.

Un acte d’auto-défense

Larry Page, figure de proue du navire Google, nous dit sur le blog officiel de la société que ce rachat est  une « action défensive ». Mais défense contre quoi ? Contre qui ? Principalement contre Apple et Microsoft. Ces firmes sont des constructeurs, mais également des éditeurs qui concurrencent ouvertement Google.  Mais également pour se prémunir dans la véritable guerre qui fait rage entre les trois SuperBrands : la guerre des brevets.

Guerre des brevets : mais que vaut un brevet Open-Source ?

Comprenons bien, Android est un système Open-Source. Ce qui signifie en somme que bien peu de choses lui appartiennent. Ce qui fait que Microsoft et Apple en profitent, et lui piquent des idées ! Larry Page le souligne : « Nous avons récemment expliqué comment certaines entreprises, dont notamment Microsoft et Apple, se rassemblent afin de lancer des attaques anticoncurrentielles concernant des brevets Android ». Encore que la question est de savoir quelle est la valeur d’un brevet Open-Source ?

C’est la raison pour laquelle en acquérant Motorola, Google met la main sur près de 25000 brevets, dont 7500 promis. De quoi se prémunir contre toutes les agressions futures de la part de ses concurrents, et posséder ses propres brevets. M. Page ne fait pas économie d’enthousiasme : « emEnsemble, nous créerons des expériences utilisateurs incroyables, qui vont accroître encore le dynamisme de l’écosystème Android pour le bénéfice des consommateurs, des partenaires et des développeurs du monde entier/em ». Tout un programme.

Un monde de constructeurs

Mais surtout, et c’est bien là, certainement, la véritable raison de cette transaction : Google ne produit aucun terminal. Motorola, en revanche, produit des téléphones depuis des années. Il s’agit donc de la rencontre entre un éditeur d’OS et un fabricant de téléphones.  Selon le dernier pointage trimestriel de l’institut Gartner, près d’un smartphone sur cinq (18,2%) vendu dans le monde est un iPhone, tandis que 43% embarquent Android.

Le site Web Trend News nous le rappelle : Google n’a jamais réussi à fabriquer un terminal. Son premier mobile, le NexusOne, a été un échec ! Et pour vaincre Apple, il faut des terminaux. Entre attaque et défense, la ligne est ténue.

C’est beaucoup d’argent…

12,5 milliards de dollars font : 250 000 tonnes de fraises à 5€ le kilo (De belles Gariguettes…mais quand même), de quoi frôler l’indigestion.  Sur fond de crise financière mondialisée les SuperBrands Préparent une guerre de milliards. Une somme importante (près de la moitié de ses bénéfices 2010)  pour un résultat aléatoire : le Nexus est un échec, Motorola ne brille plus depuis des années sur le marché du téléphone. Enfin, les partenaires d’Android craignent désormais que Google ne favorise Motorola. La question est effectivement d’importance.

Quant à Apple, Oppenheimer, directeur financier de la firme à la pomme, expliquait, laconique, « 12,5 milliards de dollars, c’est beaucoup d’argent  ». Pour lui, ou pour Motorola ?

Discussion

Trackbacks/Pingbacks

  1. [...] certains dirigeants de Google et leur dire : « je vois des signes de danger devant nous ». En effet, le 15 Août 2011, Google rachetait Motorola, 25000 brevets et, certainement, des moyens techniques de production de terminaux. Perçu comme un [...]

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